de Dan Mireanu | 20 noiembrie 2008 - 1:29 - in Fototeca, Français

Pe bicicletă poţi vorbi la telefon şi fără hands free. Mai ales dacă eşti turist în Paris, ai închiriat vehiculul şi ai pornit-o liber la o promenadă, fără să te intereseze că nu ai o ţinută adecvată sau că anumiţi paparazzi ar putea fi pe urmele tale.

À vélo, on peut parler au téléphone sans utiliser un hands free. Surtout si tu es touriste à Paris, tu as loué le vélo et tu es parti à une promenade, sans tenir compte des habits portés ou des paparazzi qui puissent te suivre. (Traduction réalisée par Adina Mireanu)

de Bogdan Apostol | 15 noiembrie 2008 - 10:02 - in Fototeca, Français
Priveam intrigat această scenă şi aşteptam să se intâmple ceva rău: de unde eram eu totul părea foarte abrupt şi alunecos. Mai apoi am dus aparatul la ochi şi am avut o cu totul altă perspectivă: un tată grijuliu care îşi supraveghea atent copilul curios, ce experimenta necunoscutul. Puţin mirat de umbra sa, ca de un insoţitor incognito la care nu se aştepta, copilul făcea primii paşi pe drumul nonconformismului.

Je regardais contrarié cette scène et j’attendais qu’il se passe quelque chose de mal: l’endroit semblait raide et glissant. Ensuite, j’ai reagardé par l’appareil photo et j’ai eu une perspective différente: un père soucieux qui surveillait attentivement son enfant curieux expérimentant l’Inconnu. Un peu étonné par son ombre, qui était une sorte de compagnon incognito complétement inattendu, l’enfant faisait ses premiers pas vers l’inconformisme.(Traduction réalisée par Adina Mireanu)

de Dan Mireanu | 11 noiembrie 2008 - 1:21 - in Français

Il était parti son appareil photo à l’épaule, à exercer, dit-on.
Le photographe avait besoin d’une évasion, il voulait oublier les journées qui passaient presque de la même manière. Bien qu’il eût espéré à un bon cadre, il ne pensait pas à quelque chose de clair. Il s’abandonnait à la fortune..

La photo signifie destin. Chaque photo attend le moment de sa naissance/ création, chacune cache en elle un objectif et un doigt qui déclenche. Les unes naissent heureuses et vivent dans l’éternité, admirées, et … enfoncées profondément dans la rétine…les autres, au contraire. Elles sont telles les hommes….les hommes que les photos attendent à leur donner naissance, elles existant déjà mais sous d’autres formes.

Il n’était pas un artiste, au moins pas un reconnu, mais il a toujours ressenti le besoin de créer. N’ayant aucun talent, aucune disposition pour des arts tels la peinture, la poésie, la musique etc, il a choisi la photographie. Il lui semblait plus simple de voir la lumière, d’encadrer et de déclencher. Ensuite, après quelques exercices, il réussissait involontairement à voir un rayon tel qu’il n’avait plus vu jusqu’à ce moment-là, un cadre, à jouir d’un coucher de soleil et d’une lumière diffuse, à saisir la transparence des matinées et les nuances des couleurs nées du réveil du soleil. Parfois il croyait que c’était suffisant, bien qu’il sût que le phénomène était plus complexe, qu’une photo réussie demande plus. Tel un texte qui n’a pas besoin seulement d’une main qui tient un crayon et une feuille de papier.
Enfin, on pourrait le considérer un possesseur d’appareil ou peut-être un photographe quelconque bouffi d’orgueil, surtout que le temps affecté à la prise de photo était court et très court.
Il passait son temps en lisant toutes sortes de livres plus neufs ou plus anciens au détriment de la pratique. Souvent il accessait des forums spécialisés, ou chacun donnait son avis. Il regardait des milliers de photographies, en restant muet d’admiration devant quelques-unes et ne comprenant pas pourquoi d’autres, tout à fait communes, étaient si louées…

Un après-midi il a redécouvert le parc Herastrau..C’était un coin d’Eden. Il s’est rendu compte qu’il n’avait plus regardé depuis si longtemps une fleur, qu’il ne s’était plus évadé du quotidien …Il a été, pour quelques moments, détaché d’un Bucarest agaçant, étouffant, surpeuplé. Il s’est senti touriste dans sa ville, dans le parc qu’il n’avait plus vu d’un bon nombre d’années. (Traduction réalisée par Adina Mireanu)

de Dan Mireanu | 9 noiembrie 2008 - 1:44 - in Fototeca, Français

Dacă mă gândesc două secunde, simt şi acum frigul care mi-a îngheţat oasele în acea noapte. Simt plămânii care aveau nevoie de aer, indiferenţi la dorinţa mea de a nu mă mişca deloc. Mâinile amorţite pe corpul aparatului, gripul prietenului B.A. zgâriat, metroul pierdut…
Fotografia aceasta a fost a patra sau a cincea încercare, cu dublă expunere de 30 de secunde, fără trepied, cu aparatul fixat pe rama balconului etajului doi al Turnului Eiffel. Nu-mi explic nici acum claritatea ei, pentru că poziţia mea de staţie înregistra o uşoară mişcare provocată de vânt. Poate că totul se datorează dublei expuneri…

Si je pense deux secondes, je me rappelle le froid qui a gélé mes os cette nuit-là. Je sens mes poumons qui avaient besoin d’air et qui restaient indifférents à mon désir de ne pas bouger. Mes mains engourdies sur l’appareil photo, le grip écorché de mon ami B. A., le métro perdu… Cette photo a été le quatrième ou le cinquième essai à une double exposition de trente secondes, sans trépied, avec l’appareil fixé dans le balcon de la Tour Eiffel, au deuxième étage. Je ne m’explique ni à ce moment-ci sa clarté, parce que la Tour enregistrait un léger mouvement provoqué par le vent. Il est possible que tout soit l’appanage de la double exposition. (Traduction réalisée par Adina Mireanu)

 

de Dan Mireanu | 8 noiembrie 2008 - 3:57 - in Fototeca, Français

Câte umbre nu se vor mai fi reflectat pe culuarul semiîntunecos al Castelului Chenonceau (Fr), în ultimii cinci sute de ani?… Oare cum va fi arătat umbra Katherinei Briconnet, care   l-a construit  în 1513? Sau  a domniţelor Diane de Pointiers şi Catherine de Medicis, care  l-au înfrumuseţat?  Ori a Doamnei Dupin, salvatoarea castelului din ghearele Revoluţiei Franceze? Ce mistere şi ce poveşti de dragoste vor fi înregistrat acei pereţi, ce flirturi şi gânguriri de amor, dueluri şi trădări i-au făcut martori involuntari?

Combien d’ombres se seraient reflétées dans le couloir semi obscur du Château Chenonceau (France) les dernières 500 années? Comment l’ombre de Katherine Briconnet qui l’a bâti aurait-elle montré en 1513? Ou celle des dames Diane de Pointiers et Chatherine de Médicis, la reine noire, qui l’ont embelli? Ou celle de Mme Dupin, qui a sauvé le château du désastre de la Révolution française? Quels secrets et quelles histoires d’amour ont enregistré ces murs, quels flirts et quelles paroles d’amour, quelles trahisons et quels duels les en ont fait des témoins involontaires? (Traduction réalisée par Adina Mireanu)

Photography Art Blogs - Blog Catalog Blog Directory